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Et l’impro débarquait en Suisse…

Et l’impro débarquait en Suisse…

Si tout le monde répète comme une ritournelle que l’improvisation est née au Québec, à Montréal plus particulièrement, en 1977 et que le premier match a eu lieu le 21 octobre de cette année-là dans le cadre du théâtre expérimental de Montréal (vidéo de la 1ère saison), les débuts de l’improvisation en Suisse sont plus méconnus.

Les débuts se passent à Avignon

L’improvisation théâtrale, selon les règles québécois, débarque en Europe par le biais de Festival d’Avignon dans la sélection officielle. En effet, la LNI présente son spectacle en 1982 dans la cité des papes. Quelques images de ces premiers matches en Europe sont à disposition sur l’INA : https://www.ina.fr/video/CAA8201171201

A Avignon, Yvon Leduc rencontre Christiane Vincent qui souhaite inviter la troupe a venir jouer dans le théâtre qu’elle gère, celui de la ville d’Yverdon-les-Bains. En 1983, la LNI débarque en Suisse pour la première fois pour 3 matches de démonstration auxquels assistent Gérard Bétant et Giorgio Uelinger du théâtre Tel Quel qui ont oeuvré pour mettre en place la Ligue d’improvisation Suisse (LIS).

En 1985, la Suisse participe à la 1ère Coupe du Monde d’improvisation, avec la Belgique, la France et le Québec qui a lieu Montréal et Québec. (composition de la 1ère équipe Suisse : Françoise Courvoisier, Perrette Gonet, Rachel Reymond, Pierre Nicole, Gérard Bétant, Giorgio Uehlinger et Philippe Morrand). L’année suivante, en 1986, la 2e Coupe du Monde a lieu en France. La 3e édition a lieu en Suisse, en avril 1988, à Lausanne et Genève, c’est à cette occasion que de nombreux enseignants assistent à ces spectacles et sont immédiatement séduits par la discipline. A la recherche de nouveaux moyens d’enseignements pour leurs élèves, ces profs vaudois (Claude Mayor – Collège de l’Elysée, Serge Loutan – Collège du Belvédère, Claude Mordasini – Belvédère également etc.) vont initier leurs élèves à la pratique de ce nouvel outil.

Depuis 1988, l’impro n’a plus quitté les terres romandes. La création de la Ligue écolière dès mars 1988, d’abord quelques rencontres informelles puis sous le chapiteau installé à la Place Bellerive à Lausanne. C’est en avril 1989 qu’eut lieu la première coupe des écoliers (appelé initialement Coupe des Ecoliers Suisses) au Collège de l’Elysée à Lausanne avec Elysée 1 et 2 (Claude Mayor), Belvédère et Froideville (Claude Mordasini), Prilly (Agnès Burnand) et celle du NOL (Roger Sordet). La première improvisation s’intitulait “La Carapace craque” et elle fut remportée par l’équipe de l’Elysée; mais c’est le Belvédère qui gagna le premier match, sur le score de 9 à 8. Quand à la coupe 89, elle fut remportée par l’équipe de Prilly.

En 1992, ce sont les premiers matches juniors et depuis, son légendaire “Carré d’As” a lieu chaque année. C’est la même année que l’Association Vaudoise des Ligues d’Impro (AVLI) voit le jour. Elle organisera également, sous l’impulsion de Sébastien Freymond des matches d’improvisation amateur dès 1995. L’improvisation se développe à Genève et la Fédération d’Improvisation Genevoise (FIG) organise des matches pour les juniors et pour les amateurs. A Neuchâtel, la Ligue d’Improvisation Neuchâteloise (LINE) et en Valais, l’Association des Ligues d’Improvisation Valaisannes (ALIV) organisent des matches pour les juniors et les amateurs. Dans le canton de Fribourg, des équipes à Fribourg et à Bulle voient le jour, tout comme au Jura mais aucun championnat régional n’est régulièrement mis en place. Jusqu’en 2004, la Ligue d’Improvisation Suisse (LIS) chapeautera les associations régionales jusqu’à ce que des conflits internes ne mènent à sa dissolution.

Le nombre de troupes d’improvisation a explosé ces dernières années. Les improvisateurs sont de plus en plus nombreux et les formats de jeu se diversifient. Signe, sans nul doute, que l’improvisation continue de se développer et d’être adoptée par plus de monde.  Depuis 2014, Impro Suisse voit le jour dans le but de fédérer les improvisateurs de suisse autour de grands projets liés à l’improvisation théâtrale qu’il s’agisse de son école ou des spectacles professionnels et amateurs. Ce rôle de pont intercantonal manquait depuis la dissolution de la LIS.

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